Découper ce qu'on dessine
Un champ de rayures vu à travers deux découpes : un disque obtenu par la règle dite non nulle, et un cadre obtenu par la règle pair-impair sur deux rectangles emboîtés.
Des traits, des formes, des dégradés et des effets de transparence dessinés par le fichier lui-même — nets à n'importe quelle taille, et d'un poids négligeable.
Tout ce qui est sur ces pages est dessiné plutôt que photographié : un trait est une instruction, pas une grille de points. Agrandissez-le à la taille d'une affiche et les bords restent nets, parce qu'il n'y a rien à agrandir — la forme est recalculée à la taille voulue.
S'y ajoutent les effets qu'un graphiste attend : une couleur qui se fond dans une autre, une forme qui laisse voir ce qu'il y a dessous, un motif répété sur toute une surface, un dessin réutilisé à vingt endroits sans être stocké vingt fois, et des calques que le lecteur peut allumer et éteindre.
Chacun de ceux-ci est un vrai PDF que cette bibliothèque a écrit, avec le code qui l'a écrit.
Un champ de rayures vu à travers deux découpes : un disque obtenu par la règle dite non nulle, et un cadre obtenu par la règle pair-impair sur deux rectangles emboîtés.
Des aplats à moitié transparents qui se chevauchent et se mélangent, et un carré orange posé sur une barre bleue de quatre façons différentes de mélanger les couleurs.
Des dégradés en ligne droite et en cercle, peints dans des boîtes découpées : un dégradé à deux couleurs horizontal et un en diagonale, un dégradé en cercle dont la couleur extérieure est prolongée jusqu'aux coins, et un dégradé à trois couleurs.
Un dégradé employé comme couleur de remplissage : un titre dont les lettres sont autant de fenêtres sur un dégradé à trois couleurs, et un panneau rempli d'un dégradé en cercle.
Un plan sur quatre calques que le lecteur affiche et masque : le mobilier et les cotes affichés, les notes masquées jusqu'à ce qu'on les demande, et une mention brouillon qui se voit à l'écran mais ne s'imprime jamais.
Un badge construit une seule fois comme dessin, puis posé huit fois, plus une fois à moitié taille : le fichier ne garde le dessin qu'une seule fois, quel que soit le nombre de poses.
Six panneaux remplis de motifs répétés — barres, points, une inclinaison obtenue sans redessiner le motif, un mur de briques, deux motifs qui se croisent, un écart plus large — et un logo dont les lettres sont autant de fenêtres sur les briques.
Le même rectangle uni quatre fois de suite, chacun sous un masque différent — un fondu en dégradé, un assombrissement des bords, des lettres découpées dedans, et une découpe lue sur la transparence — plus un bandeau qui s'efface, avec à l'intérieur une étiquette qui, elle, reste entière.