Vos documents restent les vôtres

Vos pages sont dessinées puis vous reviennent aussitôt. Cette page dit ce que le service garde, et le dit trois fois : en mots de tous les jours, puis pour quelqu'un qui travaille avec des ordinateurs, puis dans le détail.

En mots de tous les jours

Écrit pour tout le monde. Vous pouvez vous arrêter à la fin de ce niveau : il contient toute la promesse.

Imaginez la boutique du coin qui fait les doubles de clés. Vous tendez la vôtre, la machine en fait la copie en une minute, et vous repartez avec les deux dans la poche. Nous demander un document, c'est pareil. Vous tendez la description de la page que vous voulez, la machine la dessine, et la page vous revient.

Pendant que la page se dessine, ce que vous avez envoyé se tient dans la mémoire de la machine, comme un numéro de téléphone se tient dans votre tête juste le temps de le composer. Le dessin est fini en une fraction de seconde. La page terminée vous revient, et cette mémoire passe aussitôt au document suivant.

Trois choses sont écrites quelque part, et voici la liste entière. Une ligne pour la facture, qui dit le nom de votre compte, l'instant, combien de pages sont sorties, et un numéro qui désigne ce document-là. Vos propres lettres, si vous en envoyez et que votre compte est réglé pour cela : les formes des lettres sont rangées dans un dossier à vous, pour que vous n'ayez jamais à les renvoyer une seconde fois. Et une courte note quand votre description mentionne quelque chose que le dessin laisse ensuite de côté, par exemple une image que personne n'a posée ou une couleur dont rien n'a été peint.

Ce qui est écrit sur vos pages reste entre vous et elles. Les mots, les chiffres, les noms de vos clients, la photo que vous avez envoyée : ils arrivent, ils sont dessinés, et ils repartent avec le fichier. La facture sait combien il y avait de pages, et c'est tout ce qu'elle sait.

Le fichier fini porte ce que vous avez demandé, et cela seulement. Donnez-lui un titre, il a ce titre ; donnez-lui une date, il a cette date. Tout le reste de ce qu'il contient vient de vous, et c'est pour cela que demander deux fois le même document vous donne le même fichier jusqu'à la dernière lettre. C'est quelque chose que vous pouvez vérifier vous-même en une minute, et nous préférons que vous le fassiez.

Ce site et la machine qui dessine sont deux choses séparées. Ici, vous avez un compte, une adresse pour votre facture et votre clé. Là-bas, vous êtes un nom court et un nombre de pages. Et si vous préférez que tout cela tienne chez vous, la machine à dessiner se vend pour être installée sur place : dans ce cas, vos pages restent entre vos murs du début à la fin.

Pour quelqu'un qui travaille avec des ordinateurs

Écrit pour un lecteur à l'aise avec un serveur, une requête et un journal, qui veut la forme de la chose plutôt que les lignes de code.

Où vit une demande pendant qu'elle est dessinée

Une demande arrive sous forme de formulaire. Une de ses parties porte la description du document en texte ; chacune des autres est un fichier que la description peut utiliser : un papier à en-tête, une image, un profil de couleur ou les chiffres d'une facture. Tout cela est lu en mémoire, et la description est transformée dès son arrivée en les formes à partir desquelles le dessin travaille.

Le dessin lui-même tourne sur un ouvrier à lui, si bien qu'un long document laisse le reste du service répondre. Ce qui en sort est un bloc d'octets : ce bloc est la réponse, et il est remis au réseau tel quel. La mémoire qui tenait la demande, les fichiers venus avec elle et les pages finies est rendue dès que la réponse est en route.

Le service tourne aussi avec une zone temporaire qui n'appartient qu'à lui, et que la machine vide à l'arrêt du service.

Ce qui arrive sur le disque, et la liste est courte

Deux endroits dans tout le service écrivent un fichier, et tous deux sont là exprès.

  • Une file d'attente pour la facture. Une courte ligne par document, qui porte quatre choses : le nom du compte, l'instant, le nombre de pages et un identifiant qui désigne ce dessin-là. Une ligne quitte la file dès que ce site l'a prise, si bien qu'en marche ordinaire le fichier est vide.
  • Un dossier de lettres par compte. Un compte autorisé à dessiner avec ses propres lettres se voit garder les polices que ses dessins ont réellement utilisées, pour que la demande suivante n'ait plus qu'à les nommer.

Ce que contient le journal

Le dessin écrit une seule sorte de ligne, et il l'écrit quand il a une remarque à faire : une police, une image ou une couleur que la description a fournies et que la page a ensuite laissées de côté. La ligne porte le nom du compte et la remarque. Les pages reviennent dans les deux cas, puisqu'il s'agit d'une remarque et non d'un refus.

Une remarque désigne la chose dont elle parle par l'étiquette que la bibliothèque lui a donnée pendant le dessin, qui est un simple numéro d'ordre. Les mots que vous avez choisis restent dans votre document.

Les autres lignes appartiennent au démarrage et au compte rendu de la facture : l'adresse sur laquelle le service écoute, et ce que ce site a répondu quand un compte rendu lui est parvenu.

Comment le service sait qui appelle

Votre clé est détenue par ce site. Le portier qui se tient devant la machine à dessiner compare la clé que porte une demande à une liste que ce site écrit, et transmet un nom court pour votre compte. Ce nom court est tout ce que la machine à dessiner apprend de l'appelant, et tout ce sur quoi elle travaille.

Retirer une clé revient donc à réécrire cette liste, et cela prend effet tout de suite.

Ce que ce site garde, ce qui est une autre question

La machine qui sert ces pages tient un journal des visites, comme tout serveur web. Pour chaque demande, il porte l'adresse d'où venait le navigateur, l'instant, la page demandée, la réponse donnée et sa taille, la page qui a envoyé le visiteur, et le nom que le navigateur se donne. Il est gardé quinze jours, puis il s'efface au fil de l'eau.

Il est lu pour une seule chose : savoir comment le site est trouvé. Quel moteur de recherche est passé, à quel rythme, quelles pages il a prises, et quelles pages publiées personne n'a jamais ouvertes. Le journal contient des pages, et rien que des pages : les images et les feuilles de style du site sont servies directement.

Sur vos propres machines

Le comptage s'allume en nommant une adresse où l'envoyer. Tant qu'on ne lui en donne pas, une machine à dessiner garde son comptage pour elle, et c'est ainsi que se comporte, telle qu'elle est livrée, une copie qui tourne chez vous.

Tout le mécanisme, pour un développeur

Écrit pour un lecteur qui veut ce que fait le code. Chaque ligne a été relevée dans les sources du serveur de rendu, et vaut pour la version en service.

La demande, étape par étape

  • Un document se demande en un seul appel, envoyé sous forme de formulaire en plusieurs parties. La partie qui porte le nom de la description la transporte en texte ; chacune des autres parties est gardée sous son propre nom et constitue un fichier que la description peut utiliser.
  • Chaque partie est lue en entier en mémoire. La description est analysée pour donner les structures à partir desquelles le dessin travaille, et le texte brut est libéré dès que cette analyse est finie.
  • La demande analysée et les fichiers venus avec elle sont remis à un ouvrier bloquant, et les deux sont libérés quand celui-ci a fini.
  • La taille qu'une demande peut atteindre est un réglage du service, qui autorise 512 mégaoctets tel qu'il est livré.

Les deux fichiers que le service écrit

Deux endroits dans tout le service créent un fichier. Voici chacun d'eux, et ce qu'il contient.

  • La file d'attente de la facture : une ligne de texte structuré par document, portant quatre champs et pas un de plus — le nom du client, un identifiant tiré tout neuf pour ce dessin, l'instant à la microseconde près, et le nombre de pages. Une ligne est écrite avant que le compte rendu parte et retirée dès que ce site en a accusé réception, si bien que le fichier reste vide entre deux comptes rendus. Cette file n'existe que si le service a été démarré avec une adresse où rendre compte.
  • Le dépôt de lettres d'un client : quand un compte porte le droit de dessiner avec ses propres lettres, les polices dont un dessin réussi s'est réellement servi sont écrites dans un dossier qui porte le nom de ce compte, et relues en mémoire au démarrage suivant du service. Le dépôt grossit exactement de cela : les polices avec lesquelles un dessin abouti a vraiment composé du texte. Chaque fichier est écrit sous un nom temporaire dans ce même dossier puis renommé à sa place, et le nom se limite à des lettres, des chiffres, un point, un tiret et un tiret bas, 64 au plus.

La seule ligne que le dessin écrit

Sur le chemin du dessin il y a une seule instruction de journal. Elle se déclenche quand la bibliothèque a une remarque à faire sur le document fini, et elle porte deux choses : le nom du client tel que le portier l'a fourni, et la remarque elle-même.

Une remarque dit qu'une ressource a été fournie et n'a jamais servi au dessin, et elle désigne cette ressource par l'étiquette que la bibliothèque lui a attribuée en écrivant le fichier — un numéro d'ordre pour une police, un autre pour une image, un autre pour un espace de couleur. Les seuls mots qui peuvent y figurer sont les étiquettes de la bibliothèque.

Les autres instructions se tiennent en dehors du dessin : l'adresse à laquelle le service s'attache au démarrage, un avertissement sur le magasin de certificats de la machine, et, dans le compte rendu de la facture, ce que ce site a répondu à un compte rendu. Le service écrit sur sa sortie standard, au niveau que ramasse le journal de la machine.

Ce qui revient dans une réponse

Un dessin qui a abouti répond avec le PDF lui-même, et deux en-têtes qui disent combien de temps a pris la lecture de la description et combien de temps a pris le dessin.

Une demande dont le service n'a pas pu se servir répond par une phrase qui nomme ce qui l'a arrêté. Cette phrase est écrite pour vous et voyage dans la réponse à votre propre appel. Quand ce qui l'a arrêté est un code carré, la phrase cite le texte que vous demandiez à ce code de porter, parce que c'est ce qui vous dit duquel il s'agit.

Une erreur devient une réponse à votre appel, et cette réponse est toute sa vie.

Ce que porte le PDF fini

  • Un titre, un auteur, un sujet et le nom du programme producteur sont écrits quand votre demande les indique, et le bloc qui les porte est construit à partir de ce que votre demande indique.
  • Une date de création apparaît quand votre demande en donne une : toute date écrite dans un document fini vient de la demande qui l'a réclamée. Quand une demande réclame expressément que le jour soit dessiné sur la page, c'est l'horloge de la machine et son fuseau qui répondent, et la date dessinée est celle qu'ils indiquent.
  • Tout PDF porte un identifiant. Celui-ci est une empreinte des octets qui viennent d'être écrits : la même description donne donc deux fois le même fichier, ce qui vous permet de comparer deux exécutions et de constater vous-même que les deux sont identiques à l'octet près.
  • Sous une clé de licence, les pages sortent nettes. Une copie qui tourne sans clé marque chaque page qu'elle dessine et le dit sur la page, et cette marque est toute la différence entre les deux.

Votre clé, et le nom qui la représente

La clé vit sur ce site, et ce site est le seul endroit qui la détient. Le portier la transforme en un nom de client et transmet ce nom dans un en-tête à lui : le portier est donc la seule chose qui voie jamais la clé, et la machine à dessiner travaille sur le nom.

Sur ce site, une ligne est gardée par document dessiné : le compte, le nom de client sous lequel le dessin a été fait, l'identifiant de ce dessin, l'instant et le nombre de pages. Un mois de ces lignes, c'est ce dont une facture fait la somme.

Le journal des visites du site, en entier

Le serveur web qui se tient devant ces pages écrit une ligne par demande. Elle porte l'adresse d'où venait la demande, le nom du compte quand la demande en portait un, l'instant, la ligne de demande elle-même, le code de la réponse et le nombre d'octets envoyés, la page qui a adressé le visiteur, le nom que le navigateur se donne, et les deux noms de l'hôte demandé.

Les lignes changent de fichier chaque jour et quatorze jours sont gardés, compressés, ce qui place la plus ancienne visite à quinze jours en arrière. Ses lignes sont les pages qu'un visiteur a demandées ; les fichiers fixes du site et les demandes écartées parce qu'elles sondent sont servis directement.

Un rapport écrit dans le code du site lit ces lignes pour répondre à cinq questions sur la façon dont le site est trouvé : quels moteurs de recherche sont passés et à quel rythme, si un visiteur qui se dit moteur de recherche en est vraiment un, quelles pages publiées aucun moteur n'a prises, quels visiteurs sont arrivés depuis une recherche et sur quelle page ils ont atterri, et quelles demandes cherchaient quelque chose que ce site n'a jamais eu.

Une adresse qui a demandé, plusieurs fois de suite, des pages que ce site n'a jamais eues est inscrite dans une courte liste que lit le serveur web, et ses demandes suivantes sont arrêtées à la porte. Cette liste est courte, elle ne contient que des adresses, et elle se modifie à la main.

Faire tourner le service chez vous

Démarré sans adresse où rendre compte, le service garde son comptage pour lui, et les deux fichiers se réduisent au seul dépôt de lettres. Démarré sans dossier de lettres pour un client, les lettres de ce client vivent le temps du dessin qui les a utilisées, et pas plus longtemps.

Où aller ensuite

Comment un programme demande ses pages Les conditions auxquelles c'est vendu Posez-nous la question que cette page a laissée de côté

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Glossaire

bibliothèque PDF
Un logiciel que vos propres programmes utilisent pour écrire des documents PDF. Il n'a ni fenêtre ni bouton : votre programme lui dit quoi dessiner, et il rend le fichier fini. Ce site l'appelle aussi le moteur, c'est la même chose sous un autre nom. Le serveur est un second programme, qui contient le moteur et répond à qui lui demande un document par le réseau ; et le service de rendu, c'est ce serveur quand il tourne sur nos machines plutôt que sur les vôtres.
octet
L'unité dans laquelle se compte le poids d'un fichier, comme un colis se compte en grammes. Mille octets font un kilo-octet, un million font un méga-octet — la taille d'une photo prise avec un téléphone. Un PDF d'une page pèse ici entre six mille et cent vingt mille, donc cent PDF tiennent dans la place de cinq photos.
profil de couleur
Un fichier qui dit à quoi une couleur ressemble pour de vrai. Sans lui, le même rouge ne sort pas pareil sur un écran et sur du papier. Un document destiné à l'imprimerie emporte donc avec lui le profil sur lequel ses couleurs ont été choisies.
police
Le dessin de chaque lettre, de chaque chiffre et de chaque signe qu'un document écrit, rangé dans un fichier à part. Un PDF emporte à l'intérieur de lui-même les polices dans lesquelles il est composé : c'est pour cela qu'il s'ouvre à l'identique sur une machine qui ne les a jamais eues. Sans elles, un lecteur en met une autre à la place, et la mise en page bouge.
requête
Un appel au service : vous envoyez ce que le document doit dire, et vous recevez le document. Votre facture compte ces appels, un par document. Le nombre de pages d'un document n'est jamais compté.

Tous les mots que le site explique