Le rapport du mois, ses graphiques tracés en courbes
Un camembert de l'emploi des heures, une jauge en anneau de l'avancement de l'année, une carte aux coins adoucis, et des arcs à qui l'on dit où aller plutôt que de combien tourner.
Un dégradé va en ligne droite ou s'écarte d'un point, et cela suffit à presque tout ce qu'une page demande. Cela ne suffit pas à un fond dont la couleur tourne, à une carte teintée d'après des relevés pris en vingt endroits, ni à une image de chaleur où chaque endroit a sa propre valeur. On s'en tire d'habitude en fabriquant l'image dans un logiciel de dessin et en la déposant sur la page — et c'est alors une photographie de couleur : lourde à l'intérieur du fichier, figée à la taille où elle a été faite, et floue sur les bords dès qu'on imprime la page plus grand.
Le maillage est l'autre réponse, et il reste une description au lieu d'une image. La surface est découpée en triangles, chaque sommet dit où il se trouve et quelle couleur s'y tient, et la couleur en n'importe quel point entre trois sommets se déduit de ces trois-là. Rien n'est retenu point par point : le fichier reste léger et la page reste nette à toutes les tailles. Les quatre panneaux ci-dessous disent ce que cela donne. Un triangle seul tient le rouge, le vert et le bleu à ses sommets, et tous leurs mélanges entre eux. À côté, une grille de soixante triangles compose un dégradé qu'aucune ligne droite et aucun cercle ne sauraient faire, ses arêtes tracées par-dessus la couleur pour qu'on puisse compter les triangles. Le troisième énonce la même grille dans les quatre encres d'imprimerie, ce qu'on remet à une presse. Le dernier est encore le même maillage, nommé comme remplissage au lieu d'être peint à même la page : c'est alors un disque qui décide où il se montre — et n'importe quelle forme ferait aussi bien.
Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour celui qui écrit vos logiciels.
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Un camembert de l'emploi des heures, une jauge en anneau de l'avancement de l'année, une carte aux coins adoucis, et des arcs à qui l'on dit où aller plutôt que de combien tourner.
La même zone de rayures vue par deux fenêtres : un disque plein, et un anneau dont le milieu reste nu.
Des zones de couleur à moitié transparentes qui se chevauchent, et un carré orange posé sur une barre bleue de quatre façons de mélanger les couleurs.
Quatre dégradés et ce à quoi sert chacun : un bandeau qui s'efface, le même en diagonale, une lueur prolongée au-delà de son cercle pour que les coins se remplissent, et un qui passe par une troisième couleur.
Un dégradé employé comme couleur de remplissage : un titre dont les lettres sont autant de fenêtres sur un dégradé à trois couleurs, et un panneau rempli d'un dégradé en cercle.
Le même plan d'étage sur quatre calques montrés et cachés un par un : les meubles et les cotes montrés, les notes internes cachées jusqu'à ce qu'on les demande, et un filigrane de brouillon destiné à l'écran et non au papier.