Une feuille préparée pour l'imprimeur

Un imprimeur passe ses journées à ouvrir des fichiers sur lesquels il doit poser des questions : la couleur va-t-elle un peu au-delà de la ligne que la lame va suivre, où se trouve exactement cette ligne, les couleurs sont-elles dites dans les encres qu'une presse dépose ou dans les couleurs d'un écran. Cette feuille répond à tout cela avant que quiconque ait à écrire. Le papier est volontairement plus grand que la page finie : 472 points typographiques sur 692 de feuille pour une page finie de 400 sur 620. Trente-six de ces points se tiennent de chaque côté, neuf pour que la couleur passe la coupe et le reste pour que les traits de coupe aient de la place au-dehors. La page nomme les trois : le papier, jusqu'où la couleur dépasse la coupe, et la coupe elle-même.

Elle imprime aussi ce que le fichier dit de lui-même : le nom du travail, le profil de l'appareil pour lequel il est déclaré, et un oui ou un non sur le recouvrement — le cheveu de chevauchement donné à deux couleurs qui se touchent, pour qu'une feuille qui bouge un peu sous la presse n'ouvre pas de filet blanc entre elles. La déclaration de conformité à la norme d'impression, c'est à vous de la compléter, et il y faut une seule chose. Le PDF/X-4 repose sur le profil de couleur de la presse pour laquelle le travail a été séparé, la seule pièce que votre imprimeur est seul à pouvoir vous remettre : donnez ce profil au moteur et cette même feuille se déclare PDF/X-4. Laissée à elle-même, la bibliothèque fabrique un profil qui décrit un écran, ce qui est la bonne description pour un document lu sur écran. Dans les deux cas, le profil qui voyage dans votre document est celui que vous avez choisi, et c'est le seul qui s'y trouve.

Ce que montre cet exemple

  • Un fond perdu de neuf points typographiques — trois millimètres — au-delà de la coupe, pour qu'une lame décalée d'un cheveu tombe encore dans l'encre.
  • Des traits de coupe qui se tiennent hors de la couleur, posés dans les quatre encres à la fois pour que chaque plaque d'impression les contienne.
  • Chaque couleur dite dans les encres qu'une presse dépose, et ce que le fichier déclare imprimé sur la page.

Le code source complet

Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour le développeur qui utilise cette bibliothèque. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.

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Le document lui-même

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Des exemples voisins de celui-ci

Gris, couleurs écran et couleurs d'impression

Des pastilles dans chacune des trois façons de dire une couleur — un gris en un seul nombre, une couleur d'écran en trois, une couleur d'impression en quatre encres — chacune légendée par l'instruction réellement écrite dans le fichier, et un même gris moyen dit de trois façons.

La couleur définie par le document

Les six mêmes couleurs dites en nombres nus puis lues à travers le profil d'écran que le fichier contient, plus un dégradé du clair au foncé et un balayage de teintes mesurées : de la couleur qui veut encore dire la même chose sur un autre écran et sous une presse.

Des encres sur leur propre plaque

Deux encres que la presse contient sur une plaque à elles, chacune à dix intensités, un travail composé dans les deux, et les croix de repérage qui servent à aligner les plaques — tracées dans une encre à laquelle chaque plaque répond.

Plusieurs plaques, chacune à son intensité

Huit choix de plaques parmi les quatre encres habituelles, chacun avec sous lui le petit programme qui l'affiche, et deux encres propres à la presse employées ensemble, chaque intensité de l'une face à chaque intensité de l'autre.

Un nuancier que le dessin désigne

Un nuancier de couleurs maison que le fichier contient, et un dessin dont les seize nombres sont des places dans ce nuancier plutôt que des couleurs. Le même dessin est montré deux fois à travers deux nuanciers : repeindre toute une marque, c'est un nuancier, pas chaque dessin.

Une hachure, posée dans n'importe quelle couleur

Un motif qui n'annonce aucune couleur, posé dans cinq couleurs puis à cinq intensités d'une même encre d'imprimerie : c'est le remplissage qui dit dans quelle couleur le poser. À côté, la même hachure faite de motifs qui ont chacun leur couleur, soit un motif par couleur.

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