Un PDF minimal
Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Une imprimerie qui achète des polices depuis vingt ans détient une collection au premier format de police d'Adobe, achetée et payée, que presque plus rien ne lit. La remplacer, c'est racheter les mêmes polices une seconde fois et accepter qu'un retirage ne corresponde pas tout à fait au tirage d'origine. Ce moteur lit cette collection : elle continue donc de servir au lieu de devenir une raison de ne rien changer.
Tout ce que la page dit de cette police — son nom, combien de formes elle contient, le rectangle dans lequel elles se tiennent, l'épaisseur d'un plein, où va un soulignement — a été lu dans la police elle-même pendant que la page se traçait : la page ne peut donc pas décrire une autre police que celle dans laquelle elle est composée. Elle dit aussi clairement ce que coûte cette vieille sorte : elle voyage entière, là où toutes les autres ne font voyager que les lettres réellement utilisées.
Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour le développeur qui utilise cette bibliothèque. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.
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Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Le même document écrit deux fois, de la façon ordinaire et avec sa première page remontée en tête du fichier, avec la part de chacun qui doit arriver avant que la page un apparaisse.
Le même document écrit deux fois, en clair puis rangé, avec ce que pèse chacun et ce que le rangement a fait gagner.
Une page qui s'ouvre sans qu'on tape quoi que ce soit et qui s'imprime comme n'importe quelle autre, et qui demande au logiciel de lecture de laisser son texte où il est. Chaque mot en est brouillé à l'intérieur du fichier.
Une page que rien ne montre tant que son mot de passe n'est pas saisi : pas de première ligne, pas d'aperçu, aucune image d'elle nulle part. Le mot de passe est donné sur la page de l'exemple, pour être essayé.
Du texte composé dans une police écrite dans le fichier, réduite aux seules lettres employées, et que l'on peut toujours chercher, copier et lire à voix haute.