Un PDF minimal
Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Ouvrez le livre ci-dessous : la première page paraît à l'instant où vous cliquez, comme si le fichier ne contenait qu'une page — et il en contient 357. C'est tout l'objet de cet exemple, et il vaut d'autant plus que le document est long : un catalogue, un manuel, un rapport de deux cents pages se comportent de la même façon.
Un PDF ordinaire vous fait attendre le fichier entier. Ce qui dit au logiciel de lecture où sont les pages se trouve tout à la fin du fichier : rien ne peut donc être montré avant que le dernier octet soit arrivé — cliquez sur un long document et vous regardez une fenêtre vide. Celui-ci est écrit dans l'autre sens : il commence par la page un et tout ce qu'il faut à la page un, si bien que le logiciel de lecture a de quoi la tracer après 1 % du fichier, et le reste continue d'arriver pendant que vous lisez déjà. Allez à une page du milieu et il va chercher cette page plutôt que le livre entier. Rien ne change sur aucune page, et celui qui a déjà le fichier sur sa machine ne voit aucune différence : c'est l'attente de la personne qui l'ouvre à travers le réseau que l'on rachète ici.
Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour le développeur qui utilise cette bibliothèque. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.
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Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Le même document écrit deux fois, en clair puis rangé, avec ce que pèse chacun et ce que le rangement a fait gagner.
Une page qui s'ouvre sans qu'on tape quoi que ce soit et qui s'imprime comme n'importe quelle autre, et qui demande au logiciel de lecture de laisser son texte où il est. Chaque mot en est brouillé à l'intérieur du fichier.
Une page que rien ne montre tant que son mot de passe n'est pas saisi : pas de première ligne, pas d'aperçu, aucune image d'elle nulle part. Le mot de passe est donné sur la page de l'exemple, pour être essayé.
Du texte composé dans une police écrite dans le fichier, réduite aux seules lettres employées, et que l'on peut toujours chercher, copier et lire à voix haute.
Une coche, une croix et un tiret dessinés par le programme, ajoutés au document comme une police, et posés au milieu de mots ordinaires.