Un PDF minimal
Deux pages identiques qui portent le squelette d'une facture en formes simples, sans une seule lettre : le plus petit fichier qui soit, et il s'ouvre partout.
Pensez à un tarif posé sur le comptoir d'un magasin. N'importe qui peut le prendre, le lire et l'emporter : il est là pour ça. Ce que vous préféreriez ne pas voir, c'est vos propres paragraphes recopiés mot pour mot dans la brochure de quelqu'un d'autre quinze jours plus tard. Le document ci-dessous, c'est ce tarif. Il s'ouvre pour tout le monde, et il porte une demande écrite de laisser son texte tranquille.
Un PDF peut porter deux mots de passe, et ils ne font pas le même travail. Le premier est demandé avant même que le document s'ouvre, et ce document-ci n'en a pas : la page est simplement là, et elle s'imprime. Le second n'est demandé à personne — il lève les restrictions inscrites dans un document que tout le monde peut déjà lire, et sur un document fermé, il l'ouvre aussi. Ce que celui-ci porte, c'est ce second mot de passe, et une demande écrite avec lui : ne laissez pas copier ce texte, ne le laissez pas modifier. Voyez la demande vous-même, cela prend cinq secondes. Ouvrez le document avec le bouton de cette page, faites un clic droit sur une ligne de son texte, et regardez le menu qui apparaît. Dans Chrome, l'entrée « Copier » est grisée et appuyer dessus ne fait rien : Chrome a lu la demande et a fait ce qu'on lui demandait. Dans la visionneuse intégrée de Firefox, le même clic droit copie la phrase comme n'importe quelle autre : Firefox a lu la demande et a continué quand même. Aucun des deux n'est en panne, et c'est tout le propos. Le document demande ; chaque logiciel répond pour lui-même. C'est le cordon tendu devant une porte de musée, pas la porte d'un coffre-fort.
Des programmes entiers, longs de plusieurs centaines de lignes, pour celui qui écrit vos logiciels.
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L'autre, c'est la porte à laquelle presque tout le monde pense en disant qu'un PDF est protégé : il demande un mot de passe avant de montrer quoi que ce soit. Celui-là ne demande rien à personne : sans le mot de passe, pas une ligne n'est lisible. Sa page porte le fichier et le mot de passe pour l'essayer.
Ce document pèse 41.2 ko.
Brouiller un document lui ajoute une clé, pas un chapitre : il pèse ce que pèse la même page non brouillée. Voyez ce que pèse chaque document.
Les chiffres de rapidité et de poids de ce site sont mesurés avec une clé de licence. Voyez ce que dessine une version d'essai.
Exactement 41 224 octets.
Sur ce site, un kilo-octet vaut mille octets.
Deux pages identiques qui portent le squelette d'une facture en formes simples, sans une seule lettre : le plus petit fichier qui soit, et il s'ouvre partout.
Le même document écrit deux fois, à l'ordinaire puis avec sa première page portée en tête du fichier, avec ce qu'il faut avoir reçu de chacun pour voir la page un.
Le même document écrit deux fois, en clair puis rangé, avec ce que pèse chacun et ce que le rangement a fait gagner.
Une page que rien ne montre tant que son mot de passe n'a pas été tapé : pas une première ligne, pas d'aperçu, pas d'image nulle part. Le mot de passe est écrit sur sa propre page, pour l'essayer.
Du texte composé dans une police que le fichier emporte à l'intérieur, réduite aux lettres réellement employées, et qui se cherche, se copie et se lit à voix haute.
Une coche, une croix et un tiret dessinés par le programme, ajoutés au document comme une police, et posés au milieu de mots ordinaires.