Un PDF minimal
Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
La page elle-même, les mots dessus, et la police — contenue dans le fichier pour que la page ait la même allure partout.
Une page a une taille, comme une feuille de papier, et des mots y sont placés. La police — la forme particulière des lettres — est gardée dans le document lui-même plutôt que cherchée sur la machine qui l'ouvre.
C'est cette seule décision qui fait qu'un PDF vaut d'être envoyé. Donnez le fichier à un client, à un fournisseur ou à une imprimerie, et chacun d'eux voit la page que vous avez composée, dans la police que vous avez choisie, à la taille que vous avez choisie, quoi qu'il y ait d'installé chez lui.
Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Le même document écrit deux fois, de la façon ordinaire et avec sa première page remontée en tête du fichier, avec la part de chacun qui doit arriver avant que la page un apparaisse.
Le même document écrit deux fois, en clair puis rangé, avec ce que pèse chacun et ce que le rangement a fait gagner.
Une page qui s'ouvre sans qu'on tape quoi que ce soit et qui s'imprime comme n'importe quelle autre, et qui demande au logiciel de lecture de laisser son texte où il est. Chaque mot en est brouillé à l'intérieur du fichier.
Une page que rien ne montre tant que son mot de passe n'est pas saisi : pas de première ligne, pas d'aperçu, aucune image d'elle nulle part. Le mot de passe est donné sur la page de l'exemple, pour être essayé.
Du texte composé dans une police écrite dans le fichier, réduite aux seules lettres employées, et que l'on peut toujours chercher, copier et lire à voix haute.
Une coche, une croix et un tiret dessinés par le programme, ajoutés au document comme une police, et posés au milieu de mots ordinaires.
Quatre polices que tout logiciel de lecture trace de lui-même, composées sur une même page, si bien que le fichier ne contient aucune police — et l'exemple pèse les mêmes lignes des deux façons pour dire ce que cela économise.
Une police du plus ancien format d'Adobe, celle qu'une imprimerie achetait il y a vingt ans et que presque plus rien ne lit, contenue entière dans le fichier. Chaque chiffre que la page énonce à son sujet a été lu dans la police elle-même.
Les trois mêmes lignes écrites deux fois — de la façon ordinaire, puis avec chaque lettre tenue sur un seul octet — et la page dit ce qu'a donné chacune des deux. La façon courte permet en plus de régler l'espace entre les mots d'une ligne, ce que la façon ordinaire ne permet pas.
Tirets et points, la forme des bouts d'un trait, la forme de ses angles : chacun dessiné en un seul trait sous ces réglages. Le relevé du bas est réglé en pointillé, et son total tenu à distance par un trait en tirets.