compression
La compression, c'est écrire le même document en moins d'octets, sans rien lui retirer.
En détail
Un fichier est une longue suite de lettres et de chiffres, et un document se répète énormément : le même mot, la même couleur, la même instruction, encore et encore. La compression écrit chaque répétition une fois et laisse une note qui dit où elle revient, si bien que le fichier dit la même chose en moins de place.
Rien n'est perdu en chemin. Le programme qui ouvre le document remet chaque répétition à sa place avant de dessiner la moindre marque, et ce qui apparaît à l'écran est ce qui a été écrit, au point près. C'est ce qui distingue la compression du fait d'alléger une photographie, où du détail est réellement jeté et ne revient jamais.
Ce qu'il fait sur un vrai document
Une facture d'une page porte quelques centaines de mots, un logo et un tableau. Écrite telle quelle, elle pèse dans les soixante mille octets ; compressée, quinze mille. Une entreprise qui envoie des milliers de factures par mois le sent sur chaque boîte aux lettres qu'elle remplit et sur chaque sauvegarde qu'elle paye.
Il y a une seconde économie, et elle se voit moins. Un document est fait de milliers de petites notes sur lui-même : quelle page suit laquelle, où est rangé chaque dessin, comment s'appelle chaque couleur. On peut les rassembler en un seul bloc et les compresser ensemble au lieu de les laisser éparses, ce qui enlève une bonne part du poids d'un document riche en petits morceaux.
D'où il vient, et pourquoi
La méthode sur laquelle s'appuie un PDF a été publiée en 1996 et c'est celle qu'emploie une archive zip. Elle a été choisie pour trois raisons : tout le monde peut s'en servir sans payer, elle déplie une page plus vite qu'un lecteur ne peut s'en apercevoir, et elle rend exactement ce qu'on lui a donné.
Les anciennes versions du format laissaient les petites notes d'un document en clair, pour qu'un programme puisse les lire sans rien déplier d'abord. La version 1.5, en 2003, a permis de les empaqueter elles aussi. Un fichier écrit à l'ancienne s'ouvre toujours : le logiciel de lecture connaît les deux.