Découper un paragraphe et l'aligner
Un paragraphe découpé en lignes, composé de quatre façons : aligné à gauche, à droite, centré, justifié.
Donnez les mots ; il calcule où finit chaque ligne, où s'arrête chaque colonne et où se coupe chaque page.
Vous lui donnez un paragraphe. Il mesure chaque mot, décide où finit chaque ligne, et verse ce qui reste sur la ligne suivante, la colonne suivante, la page suivante. Personne ne compte les caractères et personne ne devine ce qui va tenir.
Il règle aussi les cas délicats qu'une personne devrait sinon repérer à la main : un mot trop long pour sa colonne, les endroits d'un mot où on a le droit de le couper, deux mots qu'on ne doit pas séparer en fin de ligne, un titre qui doit rétrécir plutôt que déborder. Deux romans entiers sont composés ainsi, chapitres compris.
Chacun de ceux-ci est un vrai PDF que cette bibliothèque a écrit, avec le code qui l'a écrit.
Un paragraphe découpé en lignes, composé de quatre façons : aligné à gauche, à droite, centré, justifié.
Un mot trop large pour sa colonne : laissé entier, ou coupé au bord.
Une colonne justifiée composée deux fois : les mots longs coupés à leurs traits d'union conditionnels, trait d'union affiché, ou laissés entiers, et un nombre qu'une espace insécable garde d'un seul tenant.
Une colonne justifiée composée deux fois : des chemins de fichiers et des mots composés qui débordent du bord faute de points de coupure, puis qui passent à la ligne là où une coupure après une barre oblique ou un trait d'union est autorisée.
Un long passage coulé dans trois colonnes, chacune accueillant les lignes que sa hauteur permet et passant le reste à la suivante.
Les deux mêmes paragraphes de six façons : les retraits, la place autour du paragraphe, sa dernière ligne, sa première ligne.
Une table des matières dont les entrées sont menées à leurs numéros de page par des points que la mise en page trace.
Un paragraphe dont le style change en cours de route : la taille, le soulignement, la couleur.
Les mêmes lignes tabulées sous chacune des trois méthodes, puis un sommaire dont les points courent jusqu'à un taquet placé à droite. Une tabulation peut avancer d'un pas depuis l'endroit où l'on se trouve, tomber sur la grille régulière d'une machine à écrire, ou viser un taquet précis, sur lequel le texte qui suit commence, se centre, ou s'aligne par sa virgule.
Des listes à puces, numérotées et imbriquées, construites chacune avec un retrait de première ligne vers la gauche et un seul taquet, plutôt qu'avec une machinerie de listes : la puce se loge dans la place que le retrait dégage, et chaque ligne après la première commence là où la tabulation a posé le texte.
Ce qu'un document dit de lui-même — DRAFT, COPY, PAID — posé en travers de boîtes de quatre formes différentes et mis à la taille de chacune.
Des titres de longueurs différentes réduits pour partager une même colonne, et une étiquette pivotée d'un quart de tour le long du dos de la page.
Un roman anglais du domaine public lu en ses douze chapitres et mis en page sur soixante pages numérotées, derrière une table des matières où l'on peut cliquer, chaque chapitre ouvrant sa propre page et le moteur choisissant chaque coupure de ligne.
La même mise en page sur un texte français : trente-sept chapitres sur cent soixante-neuf pages, avec l'alphabet accentué, si bien que la police gardée dans le fichier porte toutes les formes qu'un alphabet plus large réclame.