Paragraphes, colonnes et typographie

Donnez les mots ; il calcule où finit chaque ligne, où s'arrête chaque colonne et où se coupe chaque page.

Vous lui donnez un paragraphe. Il mesure chaque mot, décide où finit chaque ligne, et verse ce qui reste sur la ligne suivante, la colonne suivante, la page suivante. Personne ne compte les caractères et personne ne devine ce qui va tenir.

Il règle aussi les cas délicats qu'une personne devrait sinon repérer à la main : un mot trop long pour sa colonne, les endroits d'un mot où on a le droit de le couper, deux mots qu'on ne doit pas séparer en fin de ligne, un titre qui doit rétrécir plutôt que déborder. Deux romans entiers sont composés ainsi, chapitres compris.

Ce que ça vous fait gagner

Un texte de longueur inconnue tient quand même
Une désignation qui tient sur trois lignes dans une commande et sur onze dans la suivante ne demande aucun cas particulier ni aucune relecture. La page l'absorbe, et le reste du document descend poliment.
Rien ne déborde de la feuille
Un mot plus large que la colonne où il se trouve est coupé ou réduit pour tenir, là où vous l'avez dit et comme vous l'avez dit — jamais débordé en silence sur la marge, où personne ne le voit avant l'impression.
Ça se lit comme un livre, pas comme une sortie d'imprimante
Des paragraphes justifiés, des retraits, des taquets qui alignent les chiffres sur la virgule, des points de conduite jusqu'au numéro de page, des listes qui pendent sous leur propre puce.

Voir le résultat

Chacun de ceux-ci est un vrai PDF que cette bibliothèque a écrit, avec le code qui l'a écrit.

Traits d'union conditionnels et espaces insécables

Une colonne justifiée composée deux fois : les mots longs coupés à leurs traits d'union conditionnels, trait d'union affiché, ou laissés entiers, et un nombre qu'une espace insécable garde d'un seul tenant.

Points de coupure après une barre oblique ou un trait d'union

Une colonne justifiée composée deux fois : des chemins de fichiers et des mots composés qui débordent du bord faute de points de coupure, puis qui passent à la ligne là où une coupure après une barre oblique ou un trait d'union est autorisée.

Du texte coulé en colonnes

Un long passage coulé dans trois colonnes, chacune accueillant les lignes que sa hauteur permet et passant le reste à la suivante.

Les tabulations et leurs taquets

Les mêmes lignes tabulées sous chacune des trois méthodes, puis un sommaire dont les points courent jusqu'à un taquet placé à droite. Une tabulation peut avancer d'un pas depuis l'endroit où l'on se trouve, tomber sur la grille régulière d'une machine à écrire, ou viser un taquet précis, sur lequel le texte qui suit commence, se centre, ou s'aligne par sa virgule.

Des listes faites d'un retrait et d'un taquet

Des listes à puces, numérotées et imbriquées, construites chacune avec un retrait de première ligne vers la gauche et un seul taquet, plutôt qu'avec une machinerie de listes : la puce se loge dans la place que le retrait dégage, et chaque ligne après la première commence là où la tabulation a posé le texte.

Des tampons ajustés à une boîte

Ce qu'un document dit de lui-même — DRAFT, COPY, PAID — posé en travers de boîtes de quatre formes différentes et mis à la taille de chacune.

Un roman entier en anglais

Un roman anglais du domaine public lu en ses douze chapitres et mis en page sur soixante pages numérotées, derrière une table des matières où l'on peut cliquer, chaque chapitre ouvrant sa propre page et le moteur choisissant chaque coupure de ligne.

Un roman entier en français

La même mise en page sur un texte français : trente-sept chapitres sur cent soixante-neuf pages, avec l'alphabet accentué, si bien que la police gardée dans le fichier porte toutes les formes qu'un alphabet plus large réclame.