Le document dit ce que veulent dire ses marques

Le contenu d'une page enregistre l'endroit où chaque lettre est tracée, pas ce qu'elle veut dire. Le niveau A de la norme d'archivage et la norme d'accessibilité (ISO 14289) demandent au document de le dire : quel groupe de mots est un titre, lequel est un paragraphe, et dans quel ordre les lire.

Résumé

Une personne qui ne voit pas la page l'écoute. Le logiciel qui la lit à voix haute doit savoir ce qui est un titre, ce qui est un paragraphe, ce qui est un tableau, quelle cellule se range sous quel titre de colonne, et surtout dans quel ordre dire tout cela. Une page qui n'enregistre que l'endroit où chaque lettre est tracée ne dit rien de tout cela : le logiciel de lecture la parcourt alors dans l'ordre où le texte a été tracé, qui est rarement celui où une personne le lirait.

La réponse est un arbre de structure écrit à côté du contenu de la page : ce groupe de mots est un titre, celui-là un paragraphe, ce bloc est un tableau et voici sa ligne d'en-tête. Le tracé ne change pas. Ce qui change, c'est que le fichier sait désormais ce qu'il a tracé — ce qui permet aussi à un logiciel d'en ressortir les chiffres, et à un moteur de recherche d'indexer le texte correctement.

Un tableau trop long pour une page est coupé, et reprend en haut de la suivante. Sa ligne d'en-tête y est redessinée, pour qu'une personne qui lit la deuxième page sache toujours ce que contient chaque colonne.

Aucune règle publiée ne dit ce qu'est cette ligne retracée. Le moteur la rattache à la même cellule d'en-tête : la colonne intitulée Mars reste une seule colonne, ses mots restent sélectionnables et lus sur les deux pages, et la structure ne la nomme qu'une fois. La section Article par article énumère les articles consultés.

L'essentiel se construit au fil de la mise en page. Ce qui vous reste, c'est le plan : quelle partie du document est une section, ce que veut dire telle image, et dans quel ordre tout cela se lit.

Techniquement

Le niveau A de la partie 3 de la norme d'archivage (ISO 19005-3) exige un arbre de structure : sans arbre, le moteur refuse d'écrire le document. La norme d'accessibilité exige le même arbre et trois choses autour : un titre, la langue du contenu, et chaque forme enfermée dans un élément qui dit à quoi elle sert.

Construit pour vous : la racine de l'arbre et son arbre de parents, la table des rôles, l'indicateur du catalogue qui dit que le document est balisé, les numéros qui lient chaque portion dessinée à son élément, l'ordre de tabulation d'une page contenant des liens ou des champs, la langue du document reprise de celle de l'arbre, et — sous une déclaration d'accessibilité — la demande que le logiciel de lecture montre le titre plutôt que le nom du fichier. Un tableau expose sa propre structure, cellules d'en-tête comprises, à mesure qu'il est dessiné.

Déclaré par vous : les balises elles-mêmes, leur emboîtement, l'ordre de lecture, la description d'une image, la langue, le titre, et le marquage des titres courants et des filets comme décoration plutôt que comme contenu. Rien n'est déduit de la mise en page : un titre est un titre parce que le programme appelant l'a dit.

Deux règles font refuser un document qui revendique la norme d'accessibilité : une annotation qu'aucun élément de l'arbre ne nomme, et — dans la seconde partie — un champ de formulaire porteur d'une action déclenchée par un événement, sans texte disant ce qu'elle fait. L'arbre nomme les liens et les champs de formulaire ; un document qui revendique cette norme ne porte donc aucune autre annotation.

Un tableau coupé par un changement de page redessine sa ligne d'en-tête en haut de la page suivante. Aucune des deux parties de la norme d'accessibilité ne dit ce qu'est ce second dessin : aucun de leurs articles sur les tableaux ne parle d'une ligne d'en-tête reprise après une coupure, et aucun élément ne lui est réservé. Le moteur y voit un seul titre dessiné deux fois — l'arbre contient la cellule de titre une seule fois, et ce qui est dessiné sur la deuxième page appartient à cette même cellule : il reste donc sélectionnable, copiable et lu là où il se trouve, tandis qu'un logiciel de lecture qui parcourt la structure ne rencontre la colonne qu'une fois. C'est une décision prise dans l'esprit de la norme, pas un article qu'on y aurait lu.

Article par article

Le moteur signale un arbre manquant, des en-têtes de tableau manquants, un titre de document manquant et une langue manquante, puis refuse d'écrire : un document qui revendique la norme d'accessibilité sans la respecter ne sort pas du moteur. Ce rapport se demande au moteur avant l'écriture — par le service, la clé check de la requête — et il énumère ces manques alors que le fichier n'existe pas encore.

La deuxième partie de la norme d'accessibilité demande qu'un point d'entrée dans le document nomme un morceau de sa structure plutôt qu'une page. Le moteur écrit ces destinations : un lien, un signet ou la vue d'ouverture mène à un élément de l'arbre, et la page où cet élément commence est écrite à côté, pour les logiciels de lecture qui ne connaissent rien de la structure. Un document qui en porte une est écrit en PDF 2.0, et un identifiant qu'aucun élément de l'arbre ne porte est refusé plutôt qu'écrit. Le rapport nomme aussi les points d'entrée qui mènent à une page sans nommer d'élément de la structure.

Le moteur demande au programme appelant de marquer la décoration comme telle ; il ne vérifie pas ce marquage. Il lit et signale les règles des tableaux : la forme du tableau, une légende unique à l'une de ses extrémités, des lignes de même largeur, aucune cellule posée sur une autre, et chaque cellule de titre, qui dit ce qu'elle intitule ou bien est nommée par les cellules qui s'en servent.

Aucune de ces règles n'atteint un tableau coupé par un saut de page. ISO 14289-1 7.5 et ISO 14289-2 8.2.5.26 demandent à quels en-têtes une cellule répond et quelle forme a un tableau ; ni l'une ni l'autre ne dit un mot d'une ligne d'en-tête retracée sur la page suivante, et aucun texte publié de la famille ne nomme cette répétition. Ce qui est écrit ici est donc affirmé, et non cité : un en-tête coupé sur deux pages est un seul en-tête, rattaché une seule fois à la structure, et ses deux tracés se lisent comme ce même en-tête. Aucune règle publiée ne permet à un vérificateur de mesurer ce choix ; il est donc annoncé ici.

Ce que le moteur fait tout seul

Le moteur fait tout cela dès qu'un document déclare la norme, quoi que demande par ailleurs le programme appelant.

  • Construit la racine de l'arbre, la table des parents et la table des rôles, et marque le catalogue comme balisé.
  • Lie chaque portion dessinée à l'élément qui la possède, à mesure que la page se compose.
  • Met en place la structure propre d'un tableau, cellules d'en-tête comprises.
  • Garde une ligne d'en-tête redessinée après un changement de page rattachée au titre qu'elle répète, pour que la structure ne la contienne qu'une fois.
  • Écrit la langue du document à partir de l'arbre, et pose l'ordre de tabulation d'une page qui contient des liens ou des champs.
  • Demande au logiciel de lecture de montrer le titre plutôt que le nom du fichier, sous une déclaration d'accessibilité.
  • Signale l'arbre, le titre, la langue, les tableaux, les listes et les figures avant que rien ne soit écrit, et refuse une forme qu'aucun élément ne nomme.

Ce que vous fournissez

Le moteur déclare ce qu'on lui a donné et n'invente rien d'autre : à défaut, il refuse le document au lieu de choisir une valeur à votre place.

  • Le plan : quel élément est un titre, un paragraphe, une image.
  • L'ordre de lecture, là où il diffère de l'ordre du dessin.
  • Une description pour chaque image qui veut dire quelque chose.
  • La langue du contenu, et le titre du document.
  • Les titres courants, les numéros de page et les filets marqués comme décoration.

Les textes publiés qui fondent ces règles

Chaque texte publié, et ce qu'il demande
Texte publié Ce qu'il demande
ISO 19005-3 6.7.3.3 Un document de niveau A contient un arbre de structure.
ISO 14289-1 7.1 Le document contient un arbre de structure et un titre.
ISO 14289-1 7.2 Le document dit dans quelle langue il est écrit.
ISO 14289-1 7.18.1 Chaque forme est enfermée dans un élément qui dit à quoi elle sert.
ISO 14289-2 8.2.1 L'arbre de structure, dans la deuxième partie.
ISO 14289-2 8.11.1 Le titre, dans la deuxième partie.
ISO 14289-2 8.4.4 La langue, dans la deuxième partie.
ISO 14289-2 8.9.2.3 Les formes, dans la deuxième partie.
ISO 14289-2 8.8 Un chemin vers l'intérieur du document nomme un morceau de sa structure.
ISO 14289-2 8.10.2.3 Un champ qui agit quand il se passe quelque chose dit ce qu'il est.
ISO 14289-1 7.5 Chaque cellule d'un tableau peut être reliée aux en-têtes qui la couvrent.
ISO 14289-2 8.2.5.26 La forme d'un tableau et ses en-têtes, dans la deuxième partie.
ISO 14289-2 8.2.5.25 Une liste dont les éléments portent des étiquettes dit comment elles sont numérotées.
ISO 14289-1 7.3 Une figure porte une phrase qui la décrit, ou le texte qu'elle représente.
ISO 14289-2 8.2.5.28.2 Les figures, dans la deuxième partie.

Les autres familles d'exigences

Quelle partie de la norme d'archivage déclarer Chaque police du document est incorporée au fichier Des couleurs identiques sur tous les appareils Une page qui sort pareille pour tout le monde Un document qui transporte d'autres fichiers à l'intérieur Ce que le fichier dit de lui-même Vérifier la déclaration, avant et après

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