Une page qui sort pareille pour tout le monde

La promesse d'un document d'archivage, c'est que la page lue aujourd'hui soit la même page dans des dizaines d'années. Elle ne tient que là où le fichier fixe tout ce que la page montre, sans rien laisser au logiciel de lecture.

Résumé

Un PDF a le droit de laisser des décisions au logiciel de lecture. Un calque peut s'afficher à l'écran et rester absent de l'imprimante. Une image peut demander à être lissée, et chaque logiciel de lecture la lisse à sa façon. Une zone cliquable peut exister sans être visible. Une page peut déclencher une action dès que quelqu'un y arrive.

Le format autorise tout cela ; la norme d'archivage a été écrite pour retirer ce choix au logiciel de lecture. Un document d'archivage règle tout à l'intérieur du fichier, si bien que la page qu'un lecteur obtient est celle qui était voulue.

Ce que cela coûte en pratique est mince. Les calques restent permis — ce qui saute, c'est l'état automatique qui les montre ou les cache tout seul. Les liens cliquables restent permis — ils doivent simplement être visibles et imprimables. Un bouton qui déclenche une action quand on appuie dessus appartient à un document en service, pas à un document qu'on archive.

Techniquement

Les calques de contenu sont autorisés ; leur état automatique ne l'est pas. Un calque dont la visibilité suit l'impression, l'écran, le grossissement ou la langue du logiciel de lecture est refusé : le moteur n'écrit pas le document. Le calque lui-même, et la configuration par défaut qui le nomme, sont écrits sans changement.

Une image est dessinée à partir des échantillons qu'elle porte : l'interpolation fait refuser le document. Toute annotation est imprimée et affichée : aucune n'est invisible, cachée, tenue hors de l'écran, ni retirée de l'écran quand elle est sélectionnée. Les champs de formulaire sont écrits comme imprimés par construction, donc la règle porte sur les annotations de forme et sur les liens.

Les actions sont jugées sur leur type, jamais sur ce vers quoi elles mènent. La partie 3 autorise d'aller à une page de ce document, à un autre document, à un document transporté dans celui-ci, à un fil de lecture, à une adresse sur le web ou à un endroit que ce document enregistre sous un nom, ainsi que d'envoyer un formulaire. La partie 4 autorise tout cela et trois choses de plus : exécuter un script, jouer un média que le fichier transporte, et aller à l'une des parties en lesquelles un document est divisé. Au-delà du type : un champ qui agit quand on s'en sert fait refuser le document sous toutes les parties ; un champ qui agit quand il lui arrive quelque chose le fait refuser sous la partie 3 et est permis sous la partie 4 ; une page qui agit à l'arrivée ou au départ le fait refuser sous les deux.

Un document qui déclare la norme est écrit avec 8 388 607 objets au plus, et refusé au-delà : c'est le plafond de la norme d'archivage elle-même, pas celui du format.

Article par article

Trois choses que la norme règle sont laissées à un vérificateur. Un document qui déclare une norme et demande en même temps un mot de passe est écrit tel qu'on le demande, et un vérificateur le refuse — un document d'archivage s'écrit sans mot de passe. La transparence, les masques doux et les modes de fusion sont écrits tels qu'on les demande ; sous les parties 3 et 4, le moteur ne les vérifie pas. Et le moteur ne lit pas les actions supplémentaires du document lui-même, seulement celles d'une page.

Ce que le moteur fait tout seul

Le moteur fait tout cela dès qu'un document déclare la norme, quoi que demande par ailleurs le programme appelant.

  • Nomme la configuration par défaut des calques, ce que la norme demande.
  • Écrit chaque champ de formulaire comme imprimable.
  • Refuse le document pour un calque à état automatique, une image lissée, une forme ou un lien caché ou non imprimable, un genre d'action interdit, un champ ou une page qui agit, et un document au-delà du plafond d'objets — en nommant, à chaque fois, ce qui lui a valu ce refus.

Ce que vous fournissez

Le moteur déclare ce qu'on lui a donné et n'invente rien d'autre : à défaut, il refuse le document au lieu de choisir une valeur à votre place.

  • Des calques sans état automatique : nommez-les, dessinez dessus, et laissez à la personne qui ouvre le fichier le soin de les montrer ou de les cacher.
  • Des images demandées sans lissage.
  • Des liens et des formes laissés visibles et imprimables.
  • Un document sans mot de passe, et sans transparence là où l'archive qui le reçoit la refuse.

Les textes publiés qui fondent ces règles

Chaque texte publié, et ce qu'il demande
Texte publié Ce qu'il demande
ISO 19005-3 6.9 La configuration des couches est écrite en toutes lettres, et aucun état n'est laissé automatique.
ISO 19005-4 6.10 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.
ISO 19005-3 6.3.2 Chaque annotation s'imprime et s'affiche, et aucune n'est invisible, masquée, tenue hors de l'écran, ni retirée de l'écran quand on la sélectionne.
ISO 19005-4 6.3.2 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.
ISO 19005-3 6.2.8 Une image est dessinée à partir des points que le fichier transporte.
ISO 19005-4 6.2.7.1 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.
ISO 19005-3 6.5.1 Seuls les types d'action énumérés sont transportés.
ISO 19005-4 6.6.1 La même chose, avec une liste plus longue.
ISO 19005-3 6.4.1 Un champ de formulaire n'agit ni quand on s'en sert, ni quand il se passe quelque chose.
ISO 19005-4 6.4.1 Un champ de formulaire n'agit pas quand on s'en sert.
ISO 19005-3 6.5.2 Une page ne fait rien quand on y arrive ni quand on la quitte.
ISO 19005-4 6.6.3 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.

Les autres familles d'exigences

Quelle partie de la norme d'archivage déclarer Chaque police du document est incorporée au fichier Des couleurs identiques sur tous les appareils Le document dit ce que veulent dire ses marques Un document qui transporte d'autres fichiers à l'intérieur Ce que le fichier dit de lui-même Vérifier la déclaration, avant et après

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