Une page qui sort pareille pour tout le monde

La promesse d'un document d'archivage, c'est que deux lecteurs séparés de vingt ans voient la même page. Cela ne tient que si rien, sur la page, n'est laissé à la décision du logiciel de lecture.

En mots de tous les jours

Écrit pour tout le monde, sans rien tenir pour acquis. Dit à quoi sert la règle et ce qu'elle change sur le document que vous obtenez.

Un PDF a le droit de laisser des décisions au logiciel qui l'ouvre. Un groupe de dessins peut être réglé pour apparaître à l'écran et rester absent de l'imprimante. Une image peut demander à être lissée, et chaque logiciel lisse à sa façon. Une zone cliquable peut être là et invisible. Une page peut être réglée pour faire quelque chose dès que quelqu'un y arrive.

Rien de tout cela n'est un défaut d'un logiciel ou d'un autre : le format le permet, et c'est précisément pour cela qu'il a fallu écrire la norme d'archivage. Un document d'archivage règle tout cela à l'intérieur du fichier, si bien que la page qu'on obtient est celle qui était voulue.

En pratique, cela coûte peu. Les groupes de dessins restent permis : ce qui disparaît, c'est l'instruction qui les allume et les éteint toute seule. Les liens cliquables restent permis : ils doivent simplement être visibles et imprimables. Les boutons qui lancent quelque chose quand on les presse appartiennent à un document vivant plutôt qu'à un document archivé.

Pour un développeur

La même chose sans le détour : les objets, les contraintes, et où passe la limite entre ce qui est produit et ce qui est déclaré.

Les couches sont permises ; l'état automatique ne l'est pas. Une couche dont l'affichage suit l'impression, l'écran, le grossissement ou la langue du lecteur fait refuser le document. La couche elle-même, et la configuration par défaut qui la nomme, sont écrites comme d'habitude.

Une image est dessinée à partir des points qu'elle transporte : le lissage fait refuser le document. Toute annotation est imprimée, et aucune n'est invisible, masquée ni tenue hors de l'écran — les champs de formulaire sont écrits imprimables par construction, si bien que la règle porte sur les formes et les liens.

Les actions sont jugées sur leur type, jamais sur ce vers quoi elles mènent. La partie 3 autorise aller à une page de ce document, à un autre document, à un document transporté dans celui-ci, à un fil de lecture, à une adresse sur le web, et à un endroit que ce document enregistre sous un nom, plus envoyer un formulaire. La partie 4 autorise celles-là et trois de plus : exécuter un programme, jouer un élément multimédia que le fichier transporte, et aller à l'une des parties en lesquelles un document est divisé. Au-delà du type : un champ qui agit quand on s'en sert fait refuser le document dans toutes les parties ; un champ qui agit quand il lui arrive quelque chose le fait refuser en partie 3 et passe en partie 4 ; une page qui agit à l'arrivée ou au départ le fait refuser dans les deux.

Un document qui déclare la norme est écrit avec 8 388 607 objets au plus, et refusé au-delà : c'est le plafond de la norme d'archivage elle-même, pas celui du format.

Article par article

Le texte publié derrière chaque exigence, ce que le moteur mesure sur le document, et ce qu'il laisse à un vérificateur.

Trois choses que la norme règle sont laissées à un vérificateur. Un document qui déclare la norme et demande aussi un mot de passe est écrit comme demandé, et un vérificateur le refuse : un document d'archivage s'écrit sans mot de passe. La transparence, les masques et les modes de fusion sont écrits comme demandé et mesurés par personne ici. Et les actions du document lui-même, par opposition à celles d'une page, ne sont pas lues.

Ce que le moteur fait tout seul

Rien de ce qui suit n'est à demander. Cela sort d'un document qui déclare la norme, quoi que dise par ailleurs le programme appelant.

  • Nomme la configuration par défaut des couches, ce que la norme demande et ce que personne ne penserait à demander.
  • Écrit chaque champ de formulaire comme imprimable.
  • Refuse le document pour une couche à état automatique, une image lissée, un lien ou une forme masqué ou non imprimable, un type d'action interdit, un champ ou une page qui agit, et un document au-delà du plafond d'objets — en nommant à chaque fois lequel.

Ce que vous fournissez

Rien de ce qui suit ne peut se deviner. Le moteur déclare ce qu'on lui a donné et se refuse à inventer le reste, ce qui explique qu'un document soit refusé plutôt qu'écrit avec une valeur que personne n'a choisie.

  • Des couches sans état automatique : nommez-les, dessinez dessus, et laissez au lecteur le soin de les montrer ou de les cacher.
  • Des images demandées sans lissage.
  • Des liens et des formes laissés visibles et imprimables.
  • Un document sans mot de passe, et sans transparence là où l'archive qui le reçoit la refuse.

Les textes publiés qui la fondent

Chaque texte publié, et ce qu'il demande
Texte publié Ce qu'il demande
ISO 19005-3 6.9 La configuration des couches est écrite en toutes lettres, et aucun état n'est laissé automatique.
ISO 19005-4 6.10 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.
ISO 19005-3 6.3.2 Toute annotation est imprimée, et aucune n'est invisible, masquée ni tenue hors de l'écran.
ISO 19005-4 6.3.2 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.
ISO 19005-3 6.2.8 Une image est dessinée à partir des points que le fichier transporte.
ISO 19005-4 6.2.7.1 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.
ISO 19005-3 6.5.1 Seuls les types d'action énumérés sont transportés.
ISO 19005-4 6.6.1 La même chose, avec une liste plus longue.
ISO 19005-3 6.4.1 Un champ de formulaire n'agit ni quand on s'en sert, ni quand il se passe quelque chose.
ISO 19005-4 6.4.1 Un champ de formulaire n'agit pas quand on s'en sert.
ISO 19005-3 6.5.2 Une page ne fait rien quand on y arrive ni quand on la quitte.
ISO 19005-4 6.6.3 La même chose, pour la partie bâtie sur PDF 2.0.

Les autres familles d'exigences

Quelle partie de la norme d'archivage déclarer Chaque lettre que le document dessine voyage à l'intérieur Des couleurs identiques sur tous les appareils Le document dit ce que veulent dire ses marques Un document qui transporte d'autres fichiers à l'intérieur Ce que le fichier dit de lui-même Vérifier la déclaration, avant et après

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Glossaire

norme
Une règle débattue en commission, publiée sous un numéro que n'importe qui peut acheter et lire, et identique pour toutes les entreprises qui s'en réclament. Dire qu'on la suit peut donc être vérifié face au texte. Une façon de faire qui s'est simplement répandue parce qu'elle marchait est une habitude du métier : utile, très suivie, et qui ne répond devant aucun texte.
veraPDF
Un programme gratuit qui vérifie qu'un fichier respecte vraiment les règles qu'il annonce. C'est celui qu'utilisent les services d'archives, donc c'est celui qui sert ici : un document n'est pas conforme parce qu'on l'affirme, il l'est parce que veraPDF l'a accepté.
transparence
De la peinture qui laisse revenir ce qui est dessous, dans une proportion annoncée. C'est ce qui fait qu'une mention posée en travers d'une page laisse lire le texte qu'elle recouvre, et qu'un surlignage est un surlignage et non un pâté. Le fichier dit quelle part passe ; celui qui dessine la page calcule la couleur qui en résulte.
annotation
Quelque chose posé sur une page plutôt que dessiné dedans : un rectangle cliquable, une case où taper, un bouton. Cela occupe sa propre place sur la feuille et c'est ce qui fait qu'un PDF répond à un clic.
champ de formulaire
Une case posée sur une page de PDF que l'on peut remplir, cocher ou choisir, et dont le fichier garde la réponse. Elle porte un nom, si bien que celui qui récupère le fichier relit les réponses par leur nom plutôt qu'en regardant la page.
mode de fusion
La règle qui dit ce qu'il advient de la couleur là où une marque est posée sur une autre : recouverte, assombrie, éclaircie, multipliée. La règle simple est que celle du dessus l'emporte.

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