arbre de structure
L'arbre de structure est la liste, tenue dans un PDF balisé, qui dit ce qu'est chaque partie de la page et à quoi elle appartient.
En détail
On parle d'arbre parce que les parties s'emboîtent : un document contient des sections, une section contient un titre et des paragraphes, un tableau contient des lignes et une ligne contient des cellules. Chaque branche dit ce qu'elle est, et les feuilles pointent vers les marques de la page qui lui appartiennent.
Rien de tout cela ne se voit. Deux documents peuvent être identiques à l'écran et sur le papier alors que l'un porte un arbre et l'autre pas, et la différence n'apparaît que lorsqu'un logiciel essaie de comprendre la page.
Ce qu'il fait sur un vrai document
Un logiciel qui lit une page à voix haute parcourt l'arbre et non l'encre, ce qui lui donne des titres entre lesquels sauter et un tableau qu'il peut lire en-tête de colonne par en-tête de colonne. Un programme qui récupère des chiffres fait de même, et un moteur de recherche qui décide de quoi parle le document aussi.
L'essentiel de l'arbre se construit au fil de la mise en page : un tableau connaît ses lignes, un paragraphe sait où il s'arrête. Ce qu'aucun programme ne peut déduire de l'encre, c'est le plan : quel bloc est une section, ce que veut dire une image, et dans quel ordre tout se lit. Cette part-là se déclare.
D'où il vient, et pourquoi
C'est arrivé avec le PDF balisé, en 2001, pour deux besoins à la fois : lire une page à voix haute, et refaire couler une page sur un petit écran.
C'est ce que demande le niveau des règles d'archivage écrit pour les documents qui doivent être lus à voix haute, et c'est là-dessus que repose toute la norme d'accessibilité. Les deux refusent un document qui les déclare et ne porte pas d'arbre.
Voyez-le sur un document fini
Un document qui se lit à voix haute Une liste dont les images parlent aussi Les règles derrière ce mot, et les textes d'où elles sont tirées
Glossaire
- norme
- Une règle débattue en commission, publiée sous un numéro que n'importe qui peut acheter et lire, et identique pour toutes les entreprises qui s'en réclament. Dire qu'on la suit peut donc être vérifié face au texte. Une façon de faire qui s'est simplement répandue parce qu'elle marchait est une habitude du métier : utile, très suivie, et qui ne répond devant aucun texte.
- CMJN
- Les quatre encres d'une imprimerie : le cyan (un bleu), le magenta (un rose), le jaune et le noir. Un écran, lui, fabrique ses couleurs avec de la lumière. Un document qui part à l'impression dit donc ses couleurs en encres, et non en couleurs d'écran.
- PDF balisé
- Un PDF qui range son texte en plus de le dessiner : ceci est un titre, ceci un tableau, cette case appartient à cette colonne. C'est ce qui permet au logiciel qui lit à voix haute, ou au programme qui récupère les chiffres, de comprendre la page.