Des couleurs identiques sur tous les appareils
Des nombres sur une page ne sont pas des couleurs tant que rien ne dit pour quel appareil ils ont été choisis. Un document d'archivage porte cette indication à l'intérieur.
En mots de tous les jours
Écrit pour tout le monde, sans rien tenir pour acquis. Dit à quoi sert la règle et ce qu'elle change sur le document que vous obtenez.
Une couleur, dans un PDF, c'est une suite de nombres. Seuls, ils ne veulent rien dire de précis : les mêmes nombres donnent un rouge à l'écran, un autre sur papier brillant, un autre encore sur papier journal. Ce qui en fait une couleur, c'est un petit fichier qui décrit un appareil — un écran de référence, une presse, un papier. Ce fichier s'appelle un profil de couleur, et un document gardé longtemps emporte celui devant lequel ses couleurs ont été choisies.
Pour un document destiné à être lu à l'écran, il n'y a rien à décider : le moteur écrit tout seul le profil de l'écran ordinaire, et le document est complet. Pour un document qui part à l'imprimerie, remettez-lui le profil de cette presse, et les mêmes nombres veulent alors dire l'encre que cette presse dépose.
Pour un développeur
La même chose sans le détour : les objets, les contraintes, et où passe la limite entre ce qui est produit et ce qui est déclaré.
Cette indication s'appelle l'intention de sortie : un profil embarqué, le nom court sous lequel sa condition est connue, et une phrase qu'une personne lit. Elle est écrite dès que le document déclare la norme, si bien qu'un fichier d'archivage ne part jamais sans elle.
Aucun fichier de profil n'est livré, et aucun n'est téléchargé. Quand l'appelant n'en déclare pas, le moteur fabrique lui-même le profil de l'écran ordinaire à partir de la colorimétrie publiée — le point blanc, les trois primaires ramenées à l'illuminant de référence, et une courbe de tonalité — ce qui évite d'emporter la licence de quelqu'un d'autre dans chaque document client. Un profil que l'appelant fournit, lui, n'est embarqué qu'une fois, même si le document peint aussi à travers lui.
Un profil est accepté comme intention de sortie quand il décrit une imprimante ou un écran ; un profil qui décrit un scanner ou un appareil photo est refusé à l'appel, et non à l'écriture. Vingt-six conditions de référence sont passées par toute la chaîne puis remises à un vérificateur, et la page sur les profils de couleur dit lesquelles sont revenues acceptées.
Article par article
Le texte publié derrière chaque exigence, ce que le moteur mesure sur le document, et ce qu'il laisse à un vérificateur.
Le moteur ne cite aucun article ici, parce qu'il n'omet jamais cette indication : il n'y a rien à signaler. Ce qu'il ne fait pas, c'est comparer ce qui est peint à ce qui est déclaré. Une page peinte en quatre encres sous un profil d'écran ordinaire est écrite sans un mot, et un vérificateur la refuse. Cet accord-là vous revient, et c'est la première cause de retour d'un fichier d'archivage par ailleurs sain.
Ce que le moteur fait tout seul
Rien de ce qui suit n'est à demander. Cela sort d'un document qui déclare la norme, quoi que dise par ailleurs le programme appelant.
- Écrit une intention de sortie dans tout document qui déclare la norme, qu'on en ait déclaré une ou non.
- Fabrique lui-même le profil de l'écran ordinaire, à partir des chiffres publiés, si bien que rien n'est à télécharger ni à acheter.
- N'embarque qu'un seul exemplaire d'un profil, quel que soit le nombre de fois où le document peint aussi à travers lui.
- Refuse, dès l'appel, un profil qui ne décrit ni une imprimante ni un écran.
Ce que vous fournissez
Rien de ce qui suit ne peut se deviner. Le moteur déclare ce qu'on lui a donné et se refuse à inventer le reste, ce qui explique qu'un document soit refusé plutôt qu'écrit avec une valeur que personne n'a choisie.
- Le profil de l'appareil pour lequel les couleurs ont réellement été choisies, dès que ce n'est pas l'écran ordinaire.
- Le nom court sous lequel la condition est connue, et la phrase qu'une personne lit pour distinguer une condition d'une autre.
- L'accord entre ce qui est peint et ce qui est déclaré : quatre encres sur la page vont avec un profil de presse.
Les autres familles d'exigences
Quelle partie de la norme d'archivage déclarer Chaque lettre que le document dessine voyage à l'intérieur Une page qui sort pareille pour tout le monde Le document dit ce que veulent dire ses marques Un document qui transporte d'autres fichiers à l'intérieur Ce que le fichier dit de lui-même Vérifier la déclaration, avant et après
Glossaire
- norme
- Une règle débattue en commission, publiée sous un numéro que n'importe qui peut acheter et lire, et identique pour toutes les entreprises qui s'en réclament. Dire qu'on la suit peut donc être vérifié face au texte. Une façon de faire qui s'est simplement répandue parce qu'elle marchait est une habitude du métier : utile, très suivie, et qui ne répond devant aucun texte.
- veraPDF
- Un programme gratuit qui vérifie qu'un fichier respecte vraiment les règles qu'il annonce. C'est celui qu'utilisent les services d'archives, donc c'est celui qui sert ici : un document n'est pas conforme parce qu'on l'affirme, il l'est parce que veraPDF l'a accepté.
- profil de couleur
- Un fichier qui dit à quoi une couleur ressemble pour de vrai. Sans lui, le même rouge ne sort pas pareil sur un écran et sur du papier. Un document destiné à l'imprimerie emporte donc avec lui le profil sur lequel ses couleurs ont été choisies.
- intention de sortie
- Le profil de couleur écrit dans un document pour dire pour quelle presse ou pour quel écran ses couleurs ont été choisies. Un imprimeur le lit pour savoir à quoi doivent ressembler les chiffres du fichier, et les règles sur les documents gardés longtemps en réclament un.
- CMJN
- Les quatre encres d'une imprimerie : le cyan (un bleu), le magenta (un rose), le jaune et le noir. Un écran, lui, fabrique ses couleurs avec de la lumière. Un document qui part à l'impression dit donc ses couleurs en encres, et non en couleurs d'écran.