Un PDF minimal
Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Une police est la propriété de quelqu'un avant d'être un fichier, et en mettre une dans un document que vous remettez à un client est une question que votre juriste voudra trancher. Cela coûte aussi du poids, sur chacun des documents que vous produisez. Il existe depuis l'origine du format un moyen d'éviter les deux : quatorze polices que tout logiciel de lecture doit tracer de lui-même, que le fichier les apporte ou non, et un document qui en demande une écrit quelques lignes pour la nommer, et rien de plus.
L'économie n'est pas affirmée ici, elle est mesurée : les mêmes quatre lignes sont composées deux fois, une fois de cette façon et une fois avec une police contenue, et les deux chiffres sont imprimés sur la page que vous obtenez. Ce que cela coûte y est imprimé aussi. Un fichier qui revendique une norme d'archivage ou d'accessibilité n'a pas le droit de le faire — ces normes veulent chaque police contenue, et la bibliothèque refuse d'écrire un tel fichier — et chacune de ces polices ne contient qu'un jeu limité de caractères : une écriture hors de ce jeu demande donc une police que le fichier apporte vraiment.
Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour le développeur qui utilise cette bibliothèque. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.
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Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Le même document écrit deux fois, de la façon ordinaire et avec sa première page remontée en tête du fichier, avec la part de chacun qui doit arriver avant que la page un apparaisse.
Le même document écrit deux fois, en clair puis rangé, avec ce que pèse chacun et ce que le rangement a fait gagner.
Une page qui s'ouvre sans qu'on tape quoi que ce soit et qui s'imprime comme n'importe quelle autre, et qui demande au logiciel de lecture de laisser son texte où il est. Chaque mot en est brouillé à l'intérieur du fichier.
Une page que rien ne montre tant que son mot de passe n'est pas saisi : pas de première ligne, pas d'aperçu, aucune image d'elle nulle part. Le mot de passe est donné sur la page de l'exemple, pour être essayé.
Du texte composé dans une police écrite dans le fichier, réduite aux seules lettres employées, et que l'on peut toujours chercher, copier et lire à voix haute.