Un PDF minimal
Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Un fichier de police contient des lettres dessinées par quelqu'un d'autre. Parfois, ce dont un document a besoin, c'est d'un signe que personne n'a dessiné pour vous : votre logo, la coche de vos fiches qualité, un symbole que votre métier connaît et qu'Unicode ignore. La réponse habituelle est de poser une image à chaque endroit, puis de calculer à la main de combien avancer avant le mot suivant — ce qui se défait le jour où le texte est traduit ou change de taille.
Ici, les marques sont dessinées par le programme lui-même et posées au milieu des mots comme n'importe quelle lettre : elles suivent donc le texte au lieu d'être remises en place à la main. Deux choses en découlent. Une marque peut avoir sa propre couleur — la coche sort verte et la croix rouge partout où on les pose, ce qu'aucune police lue dans un fichier ne sait faire — ou bien n'annoncer qu'une forme et aucune couleur, et elle est alors peinte de la couleur des mots qui l'entourent : le même carré sort rouge sur une ligne et bleu sur la suivante. Et rien de tout ça ne vous coûte le texte, parce que chaque marque est inscrite comme le caractère qu'elle représente : copier la ligne depuis le fichier fini redonne les caractères, une recherche les trouve, et un lecteur d'écran les lit.
Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour le développeur qui utilise cette bibliothèque. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.
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Deux pages identiques qui portent l'ossature d'une facture en formes simples, et pas un mot de texte : un fichier d'une douzaine de kilooctets, sans aucune police incorporée.
Le même document écrit deux fois, de la façon ordinaire et avec sa première page remontée en tête du fichier, avec la part de chacun qui doit arriver avant que la page un apparaisse.
Le même document écrit deux fois, en clair puis rangé, avec ce que pèse chacun et ce que le rangement a fait gagner.
Une page qui s'ouvre sans qu'on tape quoi que ce soit et qui s'imprime comme n'importe quelle autre, et qui demande au logiciel de lecture de laisser son texte où il est. Chaque mot en est brouillé à l'intérieur du fichier.
Une page que rien ne montre tant que son mot de passe n'est pas saisi : pas de première ligne, pas d'aperçu, aucune image d'elle nulle part. Le mot de passe est donné sur la page de l'exemple, pour être essayé.
Du texte composé dans une police écrite dans le fichier, réduite aux seules lettres employées, et que l'on peut toujours chercher, copier et lire à voix haute.