Les notes qu'un programme se laisse

Une imprimerie envoie une épreuve et la récupère trois jours plus tard, une note au crayon dans la marge. Pour reprendre le travail, il lui faut savoir à quel tirage la feuille appartient, pour quelle plaque la page a été composée, et contre quelle encre la gamme de couleurs a été tracée — et rien de tout cela ne regarde celui qui tient la feuille. Cela voyage donc sous le document plutôt que dessus : le fichier porte le tirage, la page porte sa plaque, et la gamme de couleurs, placée deux fois sur cette page, porte l'encre contre laquelle elle a été réglée.

Chacune des trois est rangée sous le nom du programme qui l'a laissée : deux programmes qui laissent des notes dans le même document ne lisent jamais celles de l'autre. Chacune est datée du moment où son programme y a touché pour la dernière fois. Rien de tout cela n'est dessiné, et aucun logiciel de lecture ne le montre : ce qui est sur la page est une épreuve, ce qui est dessous est le chemin de retour de l'imprimerie. Cela voyage avec le fichier partout où il va, et attend que le programme qui l'a écrit rouvre le document.

Ce que montre cet exemple

  • Le fichier porte le tirage, la page sa plaque, le dessin l'encre contre laquelle il a été réglé.
  • Chaque paquet est rangé sous le nom du programme qui l'a laissé, et daté d'un moment.
  • Rien n'en est dessiné, et aucun logiciel de lecture n'en montre quoi que ce soit.

Le code source complet

Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour celui qui écrit vos logiciels. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.

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Le document lui-même

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