Une facture commerciale
Une facture dont les lignes et les totaux tombent là où le texte les mène, et dont le code carré permet à un téléphone de payer la somme exacte sur le compte exact sans rien retaper.
Trois entreprises répondent à un appel d'offres, et ce qui arrive, ce sont trois jeux de chiffres qui doivent rester distincts et voyager ensemble. Chaque lot entre dans ce document comme un fichier à part, entier, dans la forme où il a été envoyé. Ce qui transforme cela en un dossier qu'on peut dépouiller, c'est le reste : le document nomme les colonnes sous lesquelles les fichiers sont présentés — le lot, le jour de l'envoi, le montant —, dit ce que chaque fichier met dans chacune, et dit que la liste est triée sur le jour, du plus récent au plus ancien.
Sans cela, un logiciel de lecture n'a rien à montrer qu'une liste de noms de fichiers, qui ne dit à un acheteur ni quel lot est arrivé quand, ni pour quel montant. Avec cela, les trois lots apparaissent comme un tableau qui se trie. Et parce que tous les logiciels de lecture ne montrent pas un dossier, la feuille de garde dispose les mêmes colonnes sur la page elle-même : celui qui ouvre le document voit ce qu'il y a dedans dans les deux cas, et les fichiers sont toujours là, à sortir un par un.
Rien n'est omis et rien n'est simplifié : c'est le programme exactement tel qu'il tourne, pour celui qui écrit vos logiciels. La troisième est la description elle-même : une simple liste de ce que la page doit dire, et c'est elle qu'on envoie au service.
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Une facture dont les lignes et les totaux tombent là où le texte les mène, et dont le code carré permet à un téléphone de payer la somme exacte sur le compte exact sans rien retaper.
Le bon qui voyage avec la marchandise : un code-barres en regard de chaque article, une case que le destinataire coche, et le code propre à l'expédition.
Un bulletin de paie : dix-huit lignes de cotisations avec les parts salariale et patronale, le mois face au cumul annuel.
Un contrat de prestation sur deux pages où aucune clause n'est jamais coupée en deux par un changement de page, et qui finit par des cases de signature, de nom et de date remplies à l'écran.
Un certificat dont l'encadrement, le ruban et le sceau sont dessinés au trait plutôt que photographiés : net à toutes les tailles, et pour une fraction du poids.
Une carte d'embarquement qui donne, sous forme de code carré, la seule ligne que lisent les portes d'un aéroport — un caractère à la mauvaise place et elle est refusée.