Un bon de livraison qui connaît sa commande

Un entrepôt imprime un bon pour le chauffeur et garde un enregistrement pour lui. Trois jours plus tard, la feuille signée revient et quelqu'un doit la remettre à côté de l'enregistrement dont elle vient. Imprimer les codes sur le bon réglerait la question en un instant, au prix d'une colonne de mots de machine sur une feuille qu'un client lit et signe.

Les codes voyagent donc sous la page. Chaque ligne du bon est dessinée avec une liste de renseignements attachée à elle — la commande pour laquelle elle a été préparée, la référence de l'article, l'étagère d'où il sort — sous des noms que l'entrepôt a choisis lui-même ; l'endroit où le chauffeur signe porte la tournée et le véhicule. Pas une lettre de tout cela n'est dessinée. Un programme qui lit le fichier retrouve chaque code contre la ligne dont il vient, et un client qui lit la feuille y trouve un bon de livraison. Le dernier repère de la page ne porte rien du tout : il est posé à côté du trait de pliage, et l'endroit où il est dit tout ce qu'il a à dire.

Ce que montre cet exemple

  • Les noms et les valeurs sont les vôtres ; ils sont écrits et attachés à ce qui a été dessiné.
  • Rien n'en est imprimé : la feuille que le client lit reste ce qu'elle était.
  • Une liste est écrite une seule fois et désignée depuis chaque endroit où elle vaut.

Le programme qui l'écrit, en entier

Des programmes entiers, longs de plusieurs centaines de lignes, pour celui qui écrit vos logiciels.

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Le document lui-même

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Des exemples voisins de celui-ci

Une feuille qui mesure ce qu'elle annonce

Trois règles — centimètres, pouces et points — sur une page qui dit à ce qui l'imprime de la sortir exactement à la taille où elle a été dessinée, et de ne rien proposer d'autre. Posez un mètre ruban sur la feuille imprimée et vous pourrez vérifier vous-même.

Un registre dont chaque page dit d'où elle vient

Deux séances reliées en un seul fichier. Chaque page porte son propre relevé — ce qu'elle est, de quelle main elle a été écrite, le jour où elle l'a été — la photographie de la deuxième page en porte un aussi, et chaque transcription est rattachée à la page qu'elle transcrit plutôt qu'au fichier entier.

Un fichier qui explique ses propres champs

La référence d'un service d'archives, le bureau d'où vient le document, la date jusqu'à laquelle le feuillet doit être gardé et son niveau de diffusion, portés dans un fichier qu'une archive accepte encore. Aucune règle écrite nulle part ne sait ce qu'est une date de conservation : chaque champ arrive donc avec une description de lui-même — et c'est cette description qui fait qu'un programme de contrôle accepte une information que personne d'autre que vous n'a inventée.

Un document qui se lit à voix haute

Deux pages qui emportent une copie d'elles-mêmes que personne ne voit : voici un titre, voici un tableau, et voici dans quel ordre les lire. Le logiciel qui lit le document à voix haute suit cette copie plutôt que l'ordre où les traits ont été dessinés, et saute le titre courant. Sur la page, rien ne change à l'œil.

Une liste dont les images parlent aussi

Une liste de pièces dont la première colonne est une image plutôt qu'un mot. Chaque image porte la phrase qu'on entend à sa place, si bien que rien de cette liste n'échappe à qui ne la voit pas. Sur la page, les images restent de simples images.

Une facture qu'une machine lit aussi

Une facture lue deux fois : une personne voit la page, et un logiciel de comptabilité lit les mêmes montants dans le même fichier sans que personne les retape. Rien à rapprocher ensuite, puisqu'il n'y a jamais qu'un seul document.

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