code-barres 2D
Le code-barres 2D se lit dans deux sens à la fois, il contient donc bien plus que le code à rayures.
En détail
Un code à rayures ordinaire se lit en travers, et seulement en travers. La hauteur des barres ne porte rien : elle est là pour qu'un scanner passé de biais les traverse quand même toutes. Un tel code contient de huit à treize chiffres, ou une courte suite de caractères là où le code le permet — une référence, et rien d'autre.
Un code 2D se sert aussi de la hauteur. C'est une grille, et chaque case de la grille contient quelque chose. Ce n'est pas un petit gain, c'est un changement d'échelle : quelques centaines à quelques milliers de caractères au lieu d'une douzaine. Une adresse entière, un paiement, une ligne de livraison.
Ce qu'il fait sur un vrai document
Sur une facture, un QR code en pied de page contient le compte à créditer, le montant exact et la référence. Celui qui paie le vise avec son téléphone, et son application bancaire remplit le virement.
Le moteur trace le code sur la page comme n'importe quelle autre forme, en rectangles noirs pleins. Il reste net à toutes les tailles, ce que ne ferait pas la photographie d'un code, et il sort pareil sur le papier et à l'écran.
D'où il vient, et pourquoi
Les codes à barres sont arrivés dans les magasins dans les années 1970 et ont fait ce qu'on leur demandait pendant des années. Ce qu'ils ne savaient pas faire, c'est porter l'information elle-même : ils portent un numéro, et l'information se trouve dans une base de données, ailleurs. L'industrie la voulait sur l'objet.
Plusieurs réponses sont apparues au cours des vingt années qui ont suivi, chacune façonnée par le travail pour lequel elle a été faite : DataMatrix, un petit carré pour les pièces menues ; PDF417, un rectangle large et plat pour les documents d'identité ; Aztec, fait pour être lu sur un écran allumé. Chacun est une norme à part entière, et aucun n'a remplacé les autres.