ton direct

Un ton direct est une encre que l'imprimeur garde toute prête et imprime depuis une plaque à lui.

En détail

La façon ordinaire d'imprimer une couleur est de la fabriquer à partir des quatre encres habituelles, posées l'une sur l'autre dans les bonnes quantités. Elle atteint presque toutes les couleurs, et presque est le mot juste : le rouge d'une maison revient un peu différent d'une presse à l'autre, et différent encore sur un papier plus rugueux.

Un ton direct est mélangé dans un pot avant même d'arriver sur la presse, selon une recette que tout le métier partage. Il se pose en un seul passage, donc la couleur est exactement la couleur, à chaque tirage et sur chaque papier. Un papier à en-tête en deux encres coûte aussi moins cher à imprimer qu'un travail en quatre, parce que la presse porte deux plaques au lieu de quatre.

Ce qu'il fait sur un vrai document

Le fichier nomme l'encre et dit quelle quantité s'en pose, en un seul chiffre allant de rien à pleine force. À côté, il porte un remplaçant fabriqué avec les encres ordinaires, pour que la page puisse quand même s'afficher sur un écran ou passer sur une presse qui n'a pas le pot.

Nommer l'encre, c'est ce qui met ces marques sur une plaque à elles. Là où un document se contente de dessiner la couleur, quelqu'un chez l'imprimeur doit décider ce qui était voulu, et le jour où sa réponse diffère de la vôtre, le travail revient.

D'où il vient, et pourquoi

Imprimer une couleur pleine depuis un seul pot est plus vieux que la photographie en couleurs. Ce qui est plus récent, c'est le carnet de recettes partagé : une gamme numérotée que n'importe qui peut commander par son numéro, si bien qu'un graphiste dans un pays et une presse dans un autre entendent la même couleur sous le même mot.

Voyez-le sur un document fini

Des encres sur leur propre plaque Plusieurs plaques, chacune à son intensité Les règles derrière ce mot, et les textes d'où elles sont tirées

Glossaire

CMJN
Les quatre encres d'une imprimerie : le cyan (un bleu), le magenta (un rose), le jaune et le noir. Un écran, lui, fabrique ses couleurs avec de la lumière. Un document qui part à l'impression dit donc ses couleurs en encres, et non en couleurs d'écran.
plaque d'impression
Une presse imprime une encre à la fois, à partir d'une feuille de métal qui porte les marques que cette encre doit laisser : cette feuille, c'est la plaque. Un travail en quadrichromie, ce sont quatre plaques, posées l'une sur l'autre sur le même papier. Un fichier pour la presse dit à quelle encre appartient chaque marque, parce que c'est ce qui décide quelle plaque la porte.

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