séparation de couleur

La séparation de couleur consiste à découper une page en un dessin par encre, parce qu'une presse dépose ses encres une à la fois.

En détail

Une presse n'imprime pas une page en couleurs d'un seul coup. Chaque encre se dépose sur la feuille lors d'un passage à elle, depuis une plaque à elle, et les couleurs que vous voyez sont les encres posées les unes sur les autres. Séparer, c'est trouver ce qui revient à chacune de ces plaques : une photographie de pomme rouge en met beaucoup sur deux d'entre elles, et presque rien sur une troisième.

Quatre plaques portent les encres que tout imprimeur a sous la main. Toute encre qu'il garde en plus de celles-là — le bleu d'une maison, un or, un vernis — reçoit une plaque à elle, et le travail tourne alors sur cinq ou six. Rien là-dedans n'est affaire de goût : la plaque sur laquelle une marque tombe découle de la couleur dans laquelle cette marque est dite, et de rien d'autre.

Ce qu'il fait sur un vrai document

Un fichier dit ses couleurs de deux façons, et toute la question est là. Il peut donner les quatre doses des encres habituelles, et la séparation est alors déjà faite : les plaques découlent directement des nombres. Ou bien il peut nommer une encre et donner un seul chiffre — la quantité de cette encre qui se dépose — et c'est le nom qui dit à l'imprimeur sur quelle plaque ces marques doivent aller.

Une encre nommée peut ne pas exister là où le fichier est regardé : sur un écran, ou sur une presse qui ne la porte pas. Le fichier emporte donc, à côté de chaque nom, une doublure mélangée à partir des quatre habituelles. C'est ce que vous voyez dans les exemples de la galerie, et c'est ce qui permet de les regarder à l'écran tout court — la plaque, elle, est ce que reçoit la presse.

Rien d'autre dans le document n'a à être arrangé autour. Une encre nommée atteint le filet d'un tableau, une cellule, un titre ou un passage de texte ordinaire exactement comme le fait une couleur de tous les jours.

D'où il vient, et pourquoi

L'impression en couleurs se sépare depuis le milieu du dix-neuvième siècle, quand un atelier taillait une pierre par couleur et qu'un ouvrier dessinait chaque séparation à la main, en devinant ce que les encres feraient les unes des autres une fois posées l'une sur l'autre.

La photographie à travers des filtres colorés a repris ce travail à la fin de ce siècle-là : une plaque photographiée derrière chaque filtre, et c'est de là que viennent les quatre encres habituelles. Un PDF nomme ce que les filtres trouvaient, et une machine calcule le reste.

Voyez-le sur un document fini

Des encres sur leur propre plaque Plusieurs plaques, chacune à son intensité Les règles derrière ce mot, et les textes d'où elles sont tirées

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