RVB
Le RVB, ce sont les trois lumières qu'un écran mélange pour faire une couleur : le rouge, le vert et le bleu.
En détail
Chacune des trois est un nombre qui dit avec quelle force cette lumière est poussée. Les trois éteintes, c'est le noir ; les trois à fond, c'est le blanc ; et les trois à parts égales, un gris. Mélanger de la lumière mène au blanc, exactement l'inverse du mélange des encres : posez les encres d'imprimerie les unes sur les autres et vous arrivez à un brun boueux.
Trois nombres tout seuls ne disent rien de ce à quoi ressemble la couleur, parce qu'il n'y a pas deux écrans poussés pareil. Le sRGB est la réponse sur laquelle tout le monde s'est arrêté : un écran ordinaire, décrit une fois pour toutes, pour que les trois mêmes nombres donnent la même couleur sur votre machine et sur celle de votre client.
Ce qu'il fait sur un vrai document
Un document qui sera lu sur un écran — un relevé, un formulaire, un manuel — dit ses couleurs de cette façon, et emporte avec lui la description de l'écran sur lequel elles ont été choisies. C'est cette description qui leur permet de survivre au voyage jusqu'à la machine de quelqu'un d'autre.
Un document qui part à l'impression, non. L'encre sur le papier n'atteint pas toutes les couleurs qu'un écran atteint : un travail préparé pour la presse donne ses couleurs en encres dès le départ, plutôt que de laisser la conversion à celui qui ouvrira le fichier.
D'où il vient, et pourquoi
Les trois viennent de l'œil et non de la technique : il répond à trois bandes de lumière, et trois lumières suffisent donc à retrouver n'importe quelle couleur que voit une personne. La télévision a été bâtie là-dessus, puis l'écran d'ordinateur. Le sRGB a été mis par écrit en 1996 pour décrire l'écran moyen de l'époque, et c'est encore ce qu'on comprend quand un fichier ne dit rien.
Voyez-le sur un document fini
Gris, couleurs écran et couleurs d'impression Les mêmes nombres, dits pour dire quelque chose Les règles derrière ce mot, et les textes d'où elles sont tirées
Glossaire
- CMJN
- Les quatre encres d'une imprimerie : le cyan (un bleu), le magenta (un rose), le jaune et le noir. Un écran, lui, fabrique ses couleurs avec de la lumière. Un document qui part à l'impression dit donc ses couleurs en encres, et non en couleurs d'écran.