trame
Une trame est la grille de points minuscules à partir de laquelle une presse fabrique une teinte.
En détail
Une encre est sur le papier ou elle n'y est pas : une presse n'a pas de demi-noir. Un gris s'imprime donc en une grille de points noirs, petits pour un gris clair et gros pour un gris foncé, assez serrés pour que l'œil lise une teinte unie plutôt que des points. Regardez une photo imprimée à la loupe : la grille est là.
Trois choses décrivent une telle grille. Combien de cellules au pouce elle compte — plus elle est fine, plus la teinte est douce et meilleur doit être le papier. Dans quel sens elle est tournée, ce qui compte parce que chaque encre a sa propre grille et que deux grilles au même angle tombent l'une sur l'autre et font des taches. Et la forme que prend un point en grossissant à mesure que la teinte s'assombrit : rond, ovale, carré, une ligne.
Ce qu'il fait sur un vrai document
L'imprimeur décide en général de tout cela, et un document qui n'en dit rien laisse la machine garder ses propres réglages, ce qui est le cas ordinaire. Là où un travail a besoin de le dire, un état graphique déclaré fixe `halftone` : une trame pour toutes les encres, ou une par encre nommée avec une trame par défaut pour les autres, chaque trame donnant sa `frequency`, son `angle`, sa forme `spot`, et le fait qu'on demande ou non à la machine son algorithme précis.
Rien de tout cela ne se voit à l'écran. Cela n'est lu que par la machine qui dépose l'encre, et par rien d'autre, et c'est pourquoi un document peut le contenir et paraître exactement le même sur tous les affichages.
D'où il vient, et pourquoi
On n'a pas su imprimer une photo avant que quelqu'un ait l'idée de la photographier à travers une grille de verre réglée, dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle : la grille changeait une teinte continue en points qu'une plaque pouvait tenir. Le verre a disparu, le réglage est resté, et le vocabulaire — finesse, angle, forme du point — est encore celui du métier.