opacité
L'opacité, c'est ce qu'une marque cache de ce qui est déjà sur la page, dit par un nombre de zéro à un.
En détail
Un, c'est de la peinture ordinaire : ce qui est dessiné couvre ce qui était là avant, comme un autocollant couvre une table. Un demi laisse revenir la moitié de la couleur d'avant. Zéro ne peint rien du tout. Tout ce qu'il y a entre les deux est une proportion, et personne n'a à calculer la couleur qui en sort : ce qui dessine la page s'en charge en dessinant.
Ces nombres sont deux, et non un. Remplir une forme et tracer le trait qui en fait le tour ont chacun le leur : une boîte peut donc être un lavis pâle à l'intérieur avec un cadre franc autour. Les deux sont énoncés une fois, dans un petit bloc de réglages que la page allume par son nom, et ils valent pour tout ce qui est dessiné ensuite, jusqu'à ce que la page les éteigne.
Ce qu'il fait sur un vrai document
Un mot posé en travers de toute une page au cinquième de sa force laisse lisible chaque ligne qui est dessous — c'est toute la fabrication d'une marque de ce genre, et il n'y a rien à préparer d'avance. Le même nombre transforme un simple rectangle en surlignage au-dessus d'un paragraphe, et une barre noire en bandeau gris sur lequel un titre se pose.
Une photographie peut apporter la sienne, une valeur pour chacun de ses points. Un logo détouré de son fond arrive avec le relevé de ceux de ses points qui laissent passer, et de combien, et ce relevé entre tel quel dans le document : les coins du logo ne reviennent donc pas sous la forme d'un carré blanc.
En allant sur une presse, tout cela est calculé et redessiné en aplats au dernier moment, sur le matériel de l'imprimeur. Ce que vous voyez sur la feuille est la couleur qu'a donnée le mélange, pas les deux couleurs qui l'ont donnée.
D'où il vient, et pourquoi
Le format n'avait rien de tout cela jusqu'en 2001. Une page était une suite de marques, chacune cachant ce sur quoi elle tombait, et le graphiste qui voulait un fondu devait en envoyer une photographie — calculée ailleurs, à une seule taille, et impossible à retoucher ensuite.
Les nombres vivent dans un bloc de réglages nommé plutôt qu'à côté de chaque forme, et ce n'est pas un hasard : un bloc sert à cent marques, et une page qui répéterait sinon les deux mêmes nombres cent fois les énonce une seule fois.
Voyez-le sur un document fini
Transparence et modes de fusion Une couleur, vue à travers quatre pochoirs